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| Nous avons profité d'une escapade au Festival Interceltique de Lorient (du 2 au 11 août 2002) pour nous intéresser au marché de la bière irlandaise en France. Trois marques se partagent inégalement les faveurs des consommateurs. Guinness, distribuée en France par Interbrew caracole en tête des ventes avec 79 % de parts de marché. Viennent ensuite Murphy's distribuée par Heineken et en troisième position, Beamish, vendue dans l'Hexagone par Kronenbourg (filiale de Scottish and Newcastle). Les brasseurs refusent de communiquer leurs chiffres précis, hormis Guinness. Il faut savoir que la bière irlandaise en France ne représente qu'une très faible part des ventes totales de bières. |
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![]() John O'Callaghan, directeur de la brasserie Beamish à Cork en Irlande. |
C'est donc un marché restreint, une niche comme disent les spécialistes en économie mais en plein développement. Ce qui explique que les trois principaux acteurs de la bière en France se disputent ce marché à coups de marketing. Pour preuve, le Festival interceltique de Lorient. Beamish est la bière "officielle" de ce Festival (la loi Evin interdit la notion de "partenariat" pour une boisson alcoolisée). Très clairement, la plupart des bars et pubs du centre ville sont aux couleurs de cette bière irlandaise. PLV (Publicité sur Lieu de Vente) très dense autour des cafés avec parasols, banderolles, tee-shirts, tentes marabouts... Guinness n'est toutefois pas en reste avec lui aussi tout l'éventail des produits dérivés. Guinness a investi l'arrière des bus lorientais et s'illustre en 4x3 sur les panneaux d'affichage de la ville. |
Rappelons que Guinness est le "partenaire" de la Nuit celtique au Stade de France. La marque Murphy's est présente mais beaucoup plus discrète que ses deux rivales même si on retrouve des bars et des points de vente qui lui sont entièrement consacrés ici et là en ville. La culture celte, grâce notamment à des festivals comme celui de Lorient (500 000 visiteurs en 10 jours), séduit de plus en plus de personnes et donc, selon les brasseurs, de consommateurs. Comme nous savons qu'aujourd'hui, les enjeux commerciaux sur le marché français se jouent essentiellement sur les créneaux de bières dites de spécialités, nous comprenons mieux cet engouement des uns et des autres à imposer leur propre produit. |
![]() La musique celte a envahi les rues de Lorient pendant 10 jours et incité les visiteurs à déguster des bières irlandaises. |