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pdg d'Interbrew France. |
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| L'avenir du site d'Armentières, les acquisitions du groupe dans le monde et la stratégie commerciale d'Interbrew en France, ce sont les thèmes abordés avec Yves Martin. Agé de 47 ans, cet homme franc et direct préside aux destinées françaises du groupe depuis 4 ans. Avant de rejoindre Interbrew, Yves Martin a travaillé 10 ans chez Kellog's. (04 juin 2002) |
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| Yves Martin, pdg d'Interbrew France | ||||||||||
| En 2004, Interbrew aura cessé toute activité industrielle à Armentières. Le brassage a pris fin en 1993, l'enfûtage en 2001, l'embouteillage s'arrêtera dans deux ans. Le groupe assure qu'il n'y aura aucun licenciement sec. Quant à l'avenir des anciennes brasseries Motte-Cordonnier, bâtiments classés et qui abritent une impressionnante collection d'objets brassicoles, rien n'est décidé et ce n'est pas la priorité de l'industriel. F. Devos : "Que vous inspire la fermeture du site d'Armentières ? Yves Martin : "Cette fermeture annoncée est frustrante. Interbrew est un brasseur authentique, doté d'un savoir-faire reconnu et il est très difficile pour nous de plus avoir de sites de production. Nous avons l'impression de marcher sur une jambe. J'ai une pointe de regret de voir ce site fermer." (le groupe conservera son siège à Armentières - ndlr) F. Devos : "Quel avenir pour les installations existantes ?" Y. Martin : "Nous disposons à 150 km d'Armentières d'outils de production performants. Nous détenons aujourd'hui 10 % de parts de marché en France, nous sommes en compétition avec Heineken et Kronenbourg qui dominent le marché national. Notre priorité est de baisser nos coûts de production afin de perturber ce duopole. Aujourd'hui, nos investissements se concentrent en interne (distribution, informatique...) et nous déciderons plus tard si nous établissons un partenariat avec les collectivités locales pour faire des bâtiments d'Armentières un musée. Toutefois, nous tenons à faire revivre ce site. Pourquoi pas créer un musée en effet avec une micro-brasserie mais ce n'est pas d'actualité." |
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| "Mieux vaut un bon troisième qu'un fragile premier" Y. Martin | ||||||||||
F. Devos : "Interbrew a procédé à de multiples acquisitions ces derniers mois, comme Beck's ou Diebels en Allemagne. Rappelons aussi le rachat de Bass en Grande-Bretagne. Les économistes disent qu'il est toujours plus simple d'acquérir que d'intégrer. Comment allez-vous faire pour digérer toutes ces nouvelles sociétés en évitant la gueule de bois ? Y. Martin : "Nous devons en effet prouver que nous sommes capables d'intégrer. Aujourd'hui, après une croissance externe exceptionnelle, nous allons soigner notre croissance organique (interne). Nous devons valoriser ces acquis. Je vais vous donner un exemple. Grâce à Beck's, nous avons créé une filiale en Italie. Exemple de la réussite de l'intégration." F. Devos : "La bataille entre les poids lourds de la bière a commencé. Avez-vous encore des atouts dans votre manche ?" Y. Martin : nous avons encore de l'argent pour mener de nouvelles acquisitions. Mais vous savez, il vaut mieux être un bon troisième qu'un fragile premier. C'est ce que nous faisons en France précisèment." F. Devos : "En France justement, vous avez raté le rachat de Kronenbourg en 2000 (au profit de Scottish and Newcastle), quelle est votre stratégie par rapport à vos deux rivaux ?" Y. Martin : Nous n'avons en effet pas la même taille que nos deux concurrents. Nous disposons d'un très beau portefeuille de bières (Leffe, Hoegaarden, Stella-Artois...) et nous voulons les valoriser sur le marché national. Notre rôle est de redresser l'image de ce produit en France. Nous nous basons sur une stratégie de valeur. Il n'est pas question de casser les prix pour augmenter nos parts de marché. Notre propos est bien de jouer sur la valeur de nos produits. Propos recueillis par François Devos. |
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