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La Brasserie de Monceau-Saint-Waast est l'ancienne brasserie Descamps. Elle appartenait depuis 1992 à la commune d'Aulnoye-Aymeries. La Brasserie a alors adopté son nom actuel. Elle a ensuite été revendue pour 1 euro symbolique à la communauté de communes du Val de Sambre. Elle a confié son exploitation à une société privée, la SARL "Brasserie de Monceau Saint-Waast" dont Fabrice Gaudé est le gérant. Cette société loue les murs et une partie du matériel qui était utilisé par les Desamps. |
![]() Les murs ont été entièrement rénovés dans le respect des matériaux utilisés pour la construction originelle. |
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Vue de l'ancienne ferme-brasserie (c) CCVS Val de Sambre |
Fabrice Gaudé et ses partenaires ont investi environ 150 000 euros. Selon l'indicateur "Brasseries et malteries" du Nord - Pas-de-Calais, les premiers brassages remontent aux années 1890 - 1891. En 1927, Oscar Descamps produisait 5000 hectolitres de bière de fermentation haute. En 1991, la production dépassait les 17 000 hectolitres par an. Le brasseur laissait fermenter sa bière à l'air libre (fermentation spontanée) pendant trois à cinq jours. Elle était ensuite placée en garde pendant au moins un mois.
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La Brasserie a cessé toute activité en 1993 et depuis, elle est désaffectée. Pour éviter que le temps ne laisse son empreinte sur cette ferme-brasserie typique de l'Avesnois, la Communauté de Communes du Val de Sambre a décidé de réhabiliter le site et de préserver l'outil de production. Malgré le poids des années, une partie du matériel est encore en état de fonctionnement. Il existe aujourd'hui encore une cuve matière filtre, trois chaudières à ébullition, un refroidisseur, un filtre masse et une laveuse soutireuse semi-automatique. |
![]() Bâche à eau et cuve d'ébullition ont résisté au temps et aux pilleurs de cuivre. |
![]() La cuve matière n'est pas chauffée. Le mécanisme est entraîné par une courroie. |
"La communauté de communes intervient pour préserver le batiment et trouver des investisseurs" explique Sylvain Cochet-Grasset de la CCVS de Maubeuge. La famille Descamps produisait notamment ces deux bières : l'Avesnoise, une blonde de 6,5 % Vol. Alc et la Triboulette, une ambrée de 6,5 % Vol. Alc également. Fabrice Gaudé a effectué son premier brassin sur place en septembre 2002. Aujourd'hui, il brasse trois fois par mois dans une cuve de 24 hectolitres. Chaque brassin dure 16 heures. Il dispose de trois cuves de fermentation. Il propose aujourd'hui deux bières différentes : L'Escampette blonde (6% Vol. Alc) et l'Escampette ambrée (6% Vol. Alc. Une brune est en préparation. |
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Ce sont des bières de fermentation haute. Les levures agissent pendant une dizaine de jours. La bière est mûrit ensuite en garde pendant deux semaines. Le nom de cette bière vient d'une pièce de théâtre mise en scène par Denis Cacheux en 1996. Après avoir travaillé dans une autre brasserie régionale, il a appris ce métier grâce à la lecture de nombreux ouvrages mais aussi grâce aux conseils de l'ancien propriétaire et de brasseurs de la région. Le brassage se fait par infusion pure (la cuve matière n'est jamais chauffée !). L'entraînement du mécanisme se fait par courroie. Les bâches à eau sont chauffées à l'électricité. L'eau provient du réseau. Auparavant, le chauffage se faisait au bois ou au charbon. Le soutirage est manuel. Fabrice Gaudé a l'ambition de réinstaller une turbine hydraulique. La rivière, la Tarcy, qui coule le long de la brasserie, servait au XIXème siècle à alimenter la brasserie en énergie grâce à un barrage qui pourrait être reconstruit. |
![]() Les tanks de fermentation/garde sont neufs |
![]() "La Maison Coulon" permettra aux visiteurs de goûter l'Escampette et de se restaurer. |
La communauté de communes a déjà investi 1 million 400 000 francs pour les batiments et doit investir une somme plus importante pour rendre le site accueillant et fonctionnel. "Notre objectif est de créer un pôle touristique à Monceau. Autour de la brasserie, nous projetons d'installer des chambres d'hôtes, un restaurant, un magasin de produits du terroir et une salle pour des séminaires ou des spectacles" affirme Sylvain Cochet-Grasset. Une volonté de lieu à vocations multiples que confirme Fabrice Gaudé. Un bar avec une restauration légère est pratiquement opérationnel. Il a été baptisé "La Maison Coulon". |
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Un restaurant proposant des plats du terroir à prix raisonnables et d'une capacité de 60 couverts ouvrira courant 2003. Des chambres d'hôtes, une salle de réunion ou de séminaire seront également aménagées dans la ferme. Le principe est de faire de cette ferme "un lieu d'ouverture" comme l'explique Fabrice Gaudé. La visite de la brasserie (le week-end) est gratuite (hors dégustation). "Nous voulons insérer ce lieu dans la vie du village et de la région. Ce n'est pas un site élitiste, au contraire, il sera ouvert aux habitants des environs. Par exemple, les artistes qui voudront exposer ne paieront pas. C'est un lieu d'échange" explique-t-il. |
![]() Le restaurant accueillera ses convives dans ce bâtiment |
![]() Le réverdoir (appareil qui réceptionne le moût avant sa cuisson en cuve d'ébullition) |
Vue récente de la ferme-brasserie (c) CCVS Val de Sambre |
![]() Ne manquer pas pendant la visite, ce magnifique concasseur. Il était déjà sur place en 1910 et fonctionne toujours. Il a été fabriqué à Cambrai. |
![]() Le soutirage est manuel. La bière est conditionnée en bouteilles de 75 cl, fermées par des bouchons mécaniques. |
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Bière produite par la brasserie Descamps |
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