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c'est fantastique... |
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Vous avez sans doute remarqués dans les rayons des supermarchés, au rayon bière, de nouvelles bouteilles en plastique. Même si elles se faisaient plutôt discrètes jusqu'à présent, elles arrivent en masse sur les linéaires. La concurrence que l'on connaît déjà entre les grands brasseurs prend une nouvelle dimension autour de ce conditionnement d'un autre type qu'on appelle, le P.E.T. pour Polyéthylène Téréphtalate.
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![]() Heineken a choisi la "33" Export pour l'embouteillage P.E.T. |
![]() La "Kronenbourg" long neck dans sa version P.E.T. |
Si on demande les raisons de ce choix aux brasseurs concernés, Heineken et Kronenbourg principalement pour le marché français, on s'aperçoit rapidement qu'il ne s'agit pas seulement d'une réelle innovation technique mais aussi d'une volonté marketing clairement affichée.
Les premières bouteilles en P.E.T. sont apparues sur le marché en 1998 pour l'un et l'autre brasseur. Il y a trois ans, Heineken comme Kronenbourg voulaient d'abord s'assurer que le public adopterait ce nouveau conditionnement. Les obstacles techniques étaient également nombreux. |
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Contrairement à des sodas ou à l'eau, la bière pose d'autres exigences. La bière est un produit fragile, qui ne supporte ni la lumière, ni l'air. Autre difficulté : la bière est un produit naturellement gazeux. Le défi pour les industrieles était de mettre au point une bouteille capable de résister à la pression. Kronenbourg a opté pour la technologie mise au point par la société Sidel. Du carbone est pulvérisé à l'intérieur de la bouteille, jouant ainsi le rôle de barrière entre la bière et le monde extérieur. C'est la brasserie de Champigneulles en Lorraine qui est la seule du groupe à être équipée d'une ligne P.E.T. |
![]() Les bouteilles, une fois remplies, sont "flash" pasteurisées. La bière est chauffée à 72°C puis ramenée à 12°C en 10 secondes. |
![]() Les bouteilles sont lavées à l'air stérile dès leur entrée dans le bâtiment P.E.T. |
Heineken a opté pour la solution mise au point par la société italienne Sasib. Chaque bouteille est composée de 5 couches, c'est une première selon le brasseur batave. Aujourd'hui, les deux brasseurs sont passés à la phase industrielle. Heineken vient d'ailleurs d'inaugurer sa ligne de conditonnement P.E.T. à l'usine de Mons-en-Baroeul. Montant de l'investissement : 50 millions de francs. Pour le moment, seules les bières "33" Export bénéficient de ce nouvel emballage ainsi que les panachés "Panach", leaders sur ce marché. |
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Kronenbourg a également décidé d'embouteiller en P.E.T. son produit phare, la "Kronenbourg". Choisir ses bières les plus vendues représente évidemment un réel risque industriel mais chacun semble convaincu que le public adoptera cette bouteille en plastique, plus légère donc plus facilement transportable, refermable et anti-choc.
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![]() L'un des robots de l'usine Heineken de Mons |
![]() L'étiquetage de la "33" Export |
Les capacités de soutirage sont impressionnantes. La brasserie de Mons peut assurer 20 000 bouteilles de 50cl par heure et 15 000 d'un litre par heure. Kronenbourg assure 10 000 bouteilles de 33 cl par heure.
A noter que les bouteilles P.E.T. de la brasserie lorraine sont soufflées sur place. Une nouvelle bataille commerciale voit le jour à l'heure où certains nous sommes encore nombreux à nous munir d'une pince pour enlever l'étrier et le bouchon de liège de nos champenoises 75 cl. |