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| Pierre Tourrette est âgé de 60 ans. Il préside l'association depuis le 1er septembre 1998. Il a passé l'intégralité de sa vie professionnelle au sein du groupe Danone. Il a notamment dirigé le pôle brasserie du groupe agro-alimentaire (Kronenbourg). Il a également exercé ses fonctions en Chine, en Grèce et au Nigéria. Il s'est aussi occupé de BSN Emballages (fabrication de bouteilles), des sociétés Evian et Badoit. |
![]() Pierre Tourrette |
FD : est-ce que les brasseurs ont rencontré des difficultés pour obtenir des matières premières de bonne qualité ? P. Tourrette : il est vrai que la pluie a gêné les producteurs d'orges de brasserie. Si la quantité est moindre par rapport aux années précédentes, la qualité est au rendez-vous. Si l'orge ne répond pas aux exigences des brasseurs, elle est déclassée. Quant au houblon, la récolte a été correcte. Les bières de Mars seront bonnes. FD : les brasseurs respectent un cahier des charges bien précis mais ont-ils encore la possibillité d'apporter leur touche personnelle ? P. Tourrette : bien sûr, le cahier des charges respecte leur créativité. Nous avons donc des bières de Mars originales, brassées selon les goûts de chaque brasseur.
FD : les multinationales de la bière, comme Interbrew, Heineken ou Scottish and Newcastle multiplient les acquisitions dans le monde. Quelle place pour la brasserie française dans cette mondialisation effrénée ? P. Tourrette : En France, trois grands groupes sont présents et se disputent l'essentiel du marché (Interbrew, Heineken, Scottish and Newcastle - ndlr) mais on assiste à la multiplication des micro-brasseries et la plupart des brasseries indépendantes continuent de se développer sur le créneau des bières de spécialités. Je pense qu'il y a de la place pour chacun à condition que tout le monde fasse correctement son métier. L'essor des micro-brasseries permet au consommateur de découvrir de nouvelles bières, c'est important. Tous les responsables des micro-brasseries ne respectent pas le métier de brasseur. Ils sont alors sanctionnés par le public et donc par eux-mêmes. FD : Que pensez-vous de la situation de Terken ? P. Tourrette : l'association n'intervient aucunement dans la vie des brasseries. Personnellement, je pense que la brasserie roubaisienne reste une grande affaire. J'espère qu'une solution sera trouvée en interne ou via un repreneur. |