Heineken taille dans ses effectifs :
204 suppressions d'emplois d'ici 2007
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L'équation selon le groupe batave n'est pas compliquée : baisse de la consommation + concurrence très forte = suppressions d'emplois ! Heineken France qui compte 3000 collaborateurs dans ses cinq sites de production n'a pas d'autres choix selon la direction que de réduire le nombre de ses employés pour faire face à la réalité économique du marché de la bière. Précisèment, ce sont 91 postes qui disparaîtront à la brasserie de Mons-en-Baroeul, 25 à la brasserie de Schiltigheim, 58 à la brasserie Fischer de la même ville alsacienne, 30 à la Valentine à côté de Marseille. La brasserie de Saint-Omer (qui produit les bières d'entrée de gamme du groupe et les marques distributeurs) n'est pas concernée par ce plan social. |
Parodie d'un jeu lancé par Heineken à destination des patrons de bars. Les salariés n'ont sans doute pas envie de tenter de gagner la récompense... |
L'entrée de l'usine de Mons en Baroeul |
Pourquoi une telle mesure alors que l'ensemble du groupe se porte bien ? Parce qu'en France (tendance également constatée en Europe), le marché de la bière régresse. Depuis 25 ans, le marché recule chaque année d'1%. En 2004, la baisse de la consommation a même atteint 6 %. Les consommateurs préfèrent boire moins mais mieux et délaissent les bières courantes. Ajoutons à cela la fermeture des débits de boissons (40 000 cafés, hôtels et restaurants) ont mis la clé sous la porte entre 1990 et 2004). Pour faire face à cet état de faits, Heineken réorganise sa production sur l'ensemble de la France, en attribuant tel ou tel type de bières à telle ou telle brasserie. Réaffecter les productions (certaines brasseries ne fabriqueront plus une bière du groupe déjà produite ailleurs) suppose moins de lignes de productions et donc moins de personnel. La forte concurrence sur le marché contraint aussi les industriels à réajuster en permanence leur capacité de production afin de préserver au mieux leur rentabilité. |
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A Mons-en-Baroeul, tous les services sont concernés, 39 postes supprimés à la mise en bouteilles, 24 à la maintenance, 14 à la logistique, 11 à la fabrication et 3 au laboratoire. Ceci n'empêche pas les investissements (ce n'est pas incompatible !) puisqu'une nouvelle ligne de production de 17 millions d'euros sera installée dans les deux ans à venir dans l'usine nordiste -Mons a produit 2,7 millions d'hectolitres l'an dernier contre une capacité de 3 millions. Pour 2007, la production devrait chuter à 2 millions) Heineken affirme vouloir éviter la casse sociale. L'entreprise a en effet l'habitude de maintenir toutes ces décisions (fermeture de site d'Adelschoffen) mais a toujours cherché à accompagner au mieux les salariés dont elle se sépare. Départs à la retraite, préretraite, cessation anticipée des travaileurs salariés, cellules de reclassement, le groupe va s'appuyer sur tous les dispositifs existant pour tenter d'aider les partants. Les syndicats se montrent déjà vigilants... |
Ligne d'embouteillage à la Valentine à Marseille |