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Heineken présente sa nouvelle stratégie pour la brasserie de Mons-en-Baroeul

Arrivée en France en 1960, Heineken a dépassé pour la première fois de son histoire Kronenbourg en 2008. La direction du groupe se réjouit de cette victoire symbolique qu'elle explique par une constante adaptation à l'évolution du marché. Une adpatation qui passe par de multiples réorganiations et investissements. C'est le cas à la brasserie nordiste où 35 millions d'€ viennent d'être injectés pour moderniser l'outil de production.

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Ecoutez Frans Eusman, Président d'Heineken France. Il explique comment le groupe néerlandais a réussi à détrôner Kronenbourg en 2008 sur le marché français.

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Ecoutez Matthew Wheatley, Directeur de l'usine Heineken de Mons-en-Baroeul. Il donne des détails sur l'évolution du site nordiste.


L'usine Heineken de Mons-en-Baroeul restera "l'ambassadrice de la diversité et de l'innovation" du groupe en France affirme Frans Eusman, Président d'Heineken France. Entre 2008 et 2009, ce sont 35 millions d'€ qui auront été injectés dans le site nordiste. La moitié de cet investissement est consacré à l'installation d'une nouvelle ligne de production de boîtes. L'autre moitié permet de moderniser l'outil de production et les lignes d'embouteillage d'Heineken, Pelforth, Desperados, 33 Export et Adelscott.
La brasserie de Mons va progressivement récupérer une partie de la production encore assurée par la brasserie Fischer de Schilthigheim (la brasserie alsacienne cessera toute activité fin 2009). Ce transfert représente une augmentation de la production de l'ordre de 20%. Le site de Mons-en-Baroeul est le plus grand de France avec ses 25 hectares. L'usine a produit en 2008 près de 2 millions d'hl pour une capacité de 3,5 millions d'hl.

Frans Eusman (g), Président Heineken France et Matthew Wheatley, Directeur de la brasserie de Mons-en Baroeul

Innovation, maître mot chez Heineken.
Exemple ici : la canette aluminium

Investissements, augmentation de la charge de travail, cette réorganisation touche aussi les salariés. Le plan social, annoncé le 30 mai 2008 et prévoyant 62 suppressions d'emplois est en cours de réalisation. 91 postes avaient déjà été supprimés en 1995. Au terme du plan social (prévu en 2010), la brasserie de Mons comptera 208 salariés contre 250 aujourd'hui. la direction affirme que le taux de reclassement atteint les 50% et que ce plan se traduira au final par 57 suppressions d'emplois réelles, soit 5 de moins qu'initialement. Cette réorganisation suppose aussi pour les employés qui restent des changements de fonction. 30% des salariés seront formés à de nouveaux métiers. Comme l'explique Frans Eusman, chaque usine se doit d'être compétitive, aussi bien vis à vis des autres brasseries du groupe que des concurrents.

 


Heineken en France compte aujourd'hui près de 4500 salariés répartis entre 3 sites de production (Mons, Schiltigheim et Marseille) et sa filiale de distribution, France Boissons. Chiffre d'affaires total : 1,6 milliard d'€ en 2008, soit 914 millions d'€ pour l'acitivité brasserie et le reste pour la distribution. Dans la région Nord Pas de Calais, France Boissons réalise 72 millions d'€ de chiffre d'affaires et emploie 207 collaborateurs.
Heineken vend aujourd'hui 2,3 millions d'hl par an en France et détient 17,3 % de parts de marché sur la marché alimentaire. En valeur (chiffre d'affaires), Heineken est donc passé devant Kronenbourg (qui reste n°1 en volume). Heineken France se réjouit de cette segmentation entre production et distribution. L'autonomie dont bénéficie France Boissons est la clé de la réussite selon les dirigeants français. Pour illustrer ce propos, sachez que France Boissons réalise plus de la moitié de son chiffre d'affaires avec d'autres fournisseurs qu'Heineken. Alors que Kronenbourg a revendu sa filiale distribution, le groupe néerlandais compte plus que jamais sur cette complémentarité pour maintenir ses parts de marché en France (en volume, Heineken a enregistré une baisse de 1% en 2008, ce qui limite la casse dans un marché toujours en régression).

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L'usine de Mons en Baroeul sera la seule du groupe
en France à produire des boîtes

Le Beertender connaît un grand succès
dans la gamme des tireuses à bière pour la maison.

 

Le groupe poursuit ses efforts vis à vis du secteur CHR (Cafés Hôtels Restaurants) en garantissant les prêts, à hauteur de 200 millions d'€ et en misant sur la qualité de service. La devise de France Boissons est désormais " Servir Animer Réussir". Rappelons que 9000 établissements ont fermé en France depuis 2000. Heineken se veut aussi un acteur du développement durable. Le groupe affirme que 99% de ses déchets de brasseries sont recyclés ou revalorisés et insiste sur une baisse de 62% de sa consommation d'eau en 20 ans. Le groupe a signé un pacte de développement durable en novembre 2008. Enfin, Heineken veut jouer un rôle responsable vis à vis de l'alcool. 650 000 € ont été investis en 2008 pour la prévention.

Heineken France reste prudent pour les années à venir, soumis à la dégradation constante du marché et à la forte concurrence sur le marché national. Malgré le coût social, le site de Mons demeure un site d'innnovation pour le groupe et aucune remise en cause de son avenir n'est d'actualité.

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