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Heineken dévoile son plan de restructuration pour la France :

montée en puissance de l'usine de Mons-en-Baroeul, revente de la brasserie de Saint-Omer, fermeture de la brasserie de Schiltigheim et 188 suppressions d'emplois.

Heineken s'adapte à la nouvelle donne du marché de la bière en France en présentant un plan global de restructuration.

Le groupe hollandais va investir 120 millions sur trois ans dont 60 millions pour moderniser le site de Mons-en-Baroeul, le plus important de France. Ainsi, l'usine nordiste va reprendre une partie de la production de la brasserie de Schiltigheim (vouée à la fermeture en 2009) et se verra confier la production de toutes les boîtes métalliques d'Heineken France. L'usine monsoise produit aujourd'hui 2 millions d'hectolitres par an. La modernisation des process entraînera en revanche la suppression de 62 postes entre janvier 2009 et septembre 2010 sur les 265 que compte aujourd'hui l'usine nordiste (depuis 2005, le site de Mons-en-Baroeul en a perdu 91).

Le site Heineken de Mons-en-Baroeul

Dans le même temps, Heineken revend sa brasserie de Saint-Omer (169 emplois), spécialisée dans la production de bières de marques distributeurs pour les super et hypermarchés. L'acquéreur est ni plus ni moins qu'André Pecqueur, l'ancien propriétaire qui avait cédé sa brasserie en 1996 au groupe batave (lire notre reportage à ce sujet en cliquant ici).

Heineken renonce donc aux bières premier prix pour se concentrer sur les marques "premium" à plus forte valeur ajoutée comme Desperados, Heineken, Pelforth, Doreleï...

En Alsace, le brasseur fermera fin 2009 son site de Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg. Heineken l'avait racheté en 1996. 126 personnes y travaillent. La production sera transférée en partie dans la brasserie de l'Espérance à Schiltigheim également et à Mons-en-Baroeul.

La brasserie alsacienne a déjà connu deux plans sociaux depuis son rachat par Heineken et vu ses effectifs passer d'environ 250 à 137 aujourd'hui. En 2000, c'est la brasserie Adelshoffen qui avait fermé ses portes.

A l'issue de ce comité central d'entreprise qui s'est tenu au siège français d'Heineken, à Rueil-Malmaison, les syndicats ont donné leur explication à cette restructuration. Elle est liée selon eux au rachat récent de Scottish & Newcastle par Heineken et Carlsberg.

La brasserie Heineken de Schiltigheim

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