banniere-468-60-bierologie.jpg

Newsletter La Chope

  • Accueil
  • Les bières du Nord
    • Visite des brasseries
    • Histoire régionale
    • Fabrication
  • Actualités
    • Bière du Mois
    • Reportages
    • Dernières Infos
    • Bière et Santé
  • Découvrir le Nord
    • Cuisine
    • Agenda
    • Estaminets

Vaste projet de restructuration chez InBev France.

Le groupe devrait quitter Armentières et vendre ses filiales.

Déménagement du siège social, vente des filiales, concentration des moyens sur le marché des bières de spécialité, la filiale française du numéro 1 mondial de la bière a présenté sa nouvelle stratégie sur fond d'inquiétude des salariés.

L'annonce de cette réorganisation a fait l'effet d'une douche froide à Armentières. Si InBev France déménage, c'est le point final à la longue tradition brassicole de cette ville du Nord. On y brassait depuis 1650 et la forteresse Motte-Cordonier domine toujours la cité, avec sa malterie et sa brasserie tout en briques rouges. Personne ne semble prêt à se résigner à une telle issue. Interbrew (l'ancien nom du groupe belge avant sa fusion avec le Brésilien AmBev en 2004) avait racheté Motte-Cordonnier en 1989. Après avoir mis un terme aux activités de brassage, InBev a ensuite mis fin à l'embouteillage pour ne conserver que des activités de distribution et d'entretien des tireuses à bière chez les clients du réseau CHR. Or, aujourd'hui, InBev France veut se recentrer sur son coeur de métier et développer ses parts de marché sur le segment porteur des bières de spécialités.

Ancienne affiche de la brasserie
Motte-Cordonnier

 

Le siège social déménagerait, probablement dans la métropole lilloise, d'ici à la fin du premier semestre 2009. Les filiales CaféIn (distribution nationale) et SEBAB (Aix-en-Provence) seraient cédées ainsi que Vision CHD (gestion de la qualité du débit). InBev avait déjà vendu sa plate-forme logistique en juillet dernier à la société Wincanton. Les actions de ses filiales reviendraient au groupe Olivier Bertrand. Sur le plan social, 81 postes seraient supprimés et en contrepartie, 36 autres seraient créés pour renforcer l''équipe commerciale. Le groupe Olivier Bertrand reprendraient les salariés des filiales concernées, l'objectif étant selon InBev de créer « un partenariat durable et innovant » avec le repreneur.

 

Salariés inquiets et vigilants

La quasi-totalité des salariés du groupe s'est retrouvé début octobre pour une réunion d'information sur le plan social en cours et sur les projets de la direction. Les élus du comité d'entreprise ont prôné l'unité syndicale. Après avoir expliqué en détails la nouvelle stratégie envisagée par InBev France, les salariés ont eu l'occasion de faire part de leurs inquiétudes et de leurs préoccupations face à un avenir devenu incertain. Les syndicats ont mis en avant ce qu'ils estiment être des manquements de la direction à la législation du travail et prévoient de saisir les tribunaux pour que toutes les procédures soient respectées. La direction de sa part, affirme qu'aucune décision n'est arrêtée et insisté sur sa volonté de « conduire dans la plus grande transparence vis-à-vis des représentants du personnel et de ses employés » ses projets de réorganisation.

Les bâtiments de la brasserie Motte-Cordonnier

Mentions légalesContactCopyrightPublicité