Cette fois, c'est le tocsin qui a résonné dans la tête des 25 salariés de Terken, engagés dans un projet de reprise via une SCOP, une société coopérative ouvrière de production (initiative engagée après la liquidation judiciaire de la brasserie, lire nos informations en cliquant ici). Le projet a finalement été abandonné après le renoncement de deux personnes importantes, le directeur technique et le directeur commercial impliqués dans cette reprise. Pourtant, l'énergie de la dernière chance avait été engagée par Laurent Baudoux, le porteur du dossier et les autres ex-salariés de Terken. Ce projet tablait sur une production de 47 000 hectolitres par an et la concentration de l'activité sur les bières de spécialités. Les élus avaient pourtant manifesté leur soutien. Ainsi la région Nord-Pas-de-Calais avait accepté d'accorder une avance remboursable de 585 000 euros et une subvention de 360 000 euros (limitée à 20 % des investissements neufs). Cinq mairies du secteur étaient prêtes à verser, chacune, une aide de 10 000 euros. Une souscription publique avait aussi été lancée. Pour Laurent Baudoux, le projet de relance de Terken était "peut-être surdimensionné". La question qui taraudait tous les esprits était la suivante : quelle place pour Terken dans un environnement extrêmement concurrentiel, même au niveau régional. Rappelons que certains brasseurs régionaux ne cachaient qu'à demi-mots leur agacement face à la politique commerciale de Terken qui vendait ses bières de spécialités, la gamme Septante 5, moins chère que les autres bières made in Nord-Pas-de-Calais.
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